Combler le fossé en matière de culture numérique : une étude commandée par l'Amii préconise une harmonisation entre l'enseignement supérieur et les exigences des employeurs en matière de compétences

Publié

21 mai 2026

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Communiqué de presse

Grâce au programme AI Workforce Readiness (AIWR), Amii comble ce fossé en permettant aux jeunes diplômés et aux professionnels d'acquérir rapidement les compétences nécessaires pour répondre aux besoins immédiats du secteur.

(Edmonton, Alberta — 21 mai 2026) — Un décalage critique entre la recherche canadienne de pointe en matière d’IA et le retard pris par la main-d’œuvre en matière de préparation menace l’avantage concurrentiel du pays. Une nouvelle étude publiée aujourd’hui par l’Amii (Alberta Machine Intelligence Institute) révèle que, si le potentiel de l’IA pour stimuler la productivité est incontestable, un écart d’adoption stupéfiant et l’absence de stratégie institutionnelle risquent de laisser les travailleurs et les étudiants canadiens à la traîne.

Un an après son lancement à Upper Bound, le programme AI Workforce Readiness (AIWR)— développé par Amii et bénéficiant d’un soutien de 5 millions de dollars de la part de Google.org— publie deux études réalisées par Signal 49 et la Business + Higher Education Roundtable (BHER), qui examinent en détail les mécanismes à l’origine du fossé grandissant entre les besoins de l’industrie et l’employabilité des diplômés de l’enseignement supérieur.

Nous devons veiller à ce que chaque professionnel et chaque diplômé maîtrise l'IA et soit prêt à assumer des responsabilités de direction. Un vivier de talents solide et prêt pour l'IA est le moteur qui stimulera la productivité et l'avantage concurrentiel du Canada pendant les décennies à venir.

Cam Linke

PDG d'Amii

Citation de Cam Linke, PDG d'Amii : 

L'IA ne modifie pas le profil des personnes que les organisations embauchent ; elle change ce qu'elles attendent de leurs employés. Cette étude confirme qu'une approche fragmentée de la formation en IA ne suffit plus. L'expansion rapide de notre consortium AIWR, qui compte désormais 55 établissements d'enseignement supérieur, est une réponse directe à cette urgence nationale de combler le déficit de compétences en la matière. Nous devons veiller à ce que chaque professionnel et chaque diplômé soit à l’aise avec l’IA et prêt à diriger. Un vivier de talents solide et prêt pour l’IA est le moteur qui stimulera la productivité et l’avantage concurrentiel du Canada pour les décennies à venir. Nous saluons le leadership des établissements membres qui relèvent ces défis à nos côtés.

Citation de Sabrina Geremia, vice-présidente et directrice générale de Google Canada :

L'IA offre au Canada une occasion extraordinaire de tirer parti d'une technologie dont il a été l'un des pionniers. La concrétisation de ce potentiel dépend de notre capacité collective à doter les Canadiens des compétences nécessaires pour faire de cette transition technologique un moteur de résilience et de croissance pour nos communautés et notre économie. Le développement impressionnant du programme novateur « AI Workforce Readiness » d'Amii témoigne à la fois de la demande pour ces compétences et de l'engagement des établissements d'enseignement supérieur canadiens à nous aider à relever ce défi.

Comprendre les compétences et les besoins de la main-d'œuvre dans le domaine de l'IA

Le décalage entre l'offre et la demande de main-d'œuvre : les conclusions de BHER

Une étude sur la main-d'œuvre canadienne, menée en partenariat avec la Table ronde sur les entreprises et l'enseignement supérieur (BHER), révèle que :

  • Attentes vis-à-vis des débutants : les tâches courantes étant de plus en plus prises en charge par des outils d'IA, on attend des débutants qu'ils soient d'emblée capables d'utiliser efficacement l'IA et qu'ils jouent même le rôle de promoteurs du changement au sein de l'entreprise, en aidant leurs collègues à comprendre et à adopter cette technologie. 

  • Priorité accordée aux capacités cognitives de haut niveau : les employeurs s'éloignent des tâches routinières pour privilégier les compétences cognitives avancées, telles que l'esprit critique et la capacité d'adaptation, qu'ils considèrent comme essentielles dans une économie axée sur l'IA.

  • Valoriser les compétences plutôt que remplacer : 70 % des entreprises qui adoptent l'IA ne prévoient pas de réduire leurs effectifs ; au contraire, 50 % d'entre elles s'attachent activement à valoriser les compétences de leurs employés actuels afin de tirer parti des outils d'IA.

Citation de Valerie Walker, PDG de BHER :

L'IA ne transforme pas seulement la manière dont le travail est effectué, mais aussi les compétences que les employeurs privilégient. Les connaissances techniques ne suffisent plus à elles seules. Les travailleurs doivent de plus en plus faire preuve d'esprit critique, d'adaptabilité, de capacités de communication et de discernement pour mettre efficacement en œuvre l'IA sur leur lieu de travail. Les employeurs qui investissent dès maintenant dans le perfectionnement des compétences, les partenariats et l'apprentissage intégré au travail seront mieux placés pour stimuler la productivité et rester compétitifs dans une économie fondée sur l'IA.

Préparer une main-d'œuvre prête pour l'IA

Le fossé éducatif : les conclusions d'une étude de Signal49

Alors que le secteur stagne, les établissements d'enseignement supérieur canadiens sont confrontés à un paysage fragmenté. Une analyse de Signal49 Research révèle que la préparation des étudiants relève actuellement davantage du hasard que d'une politique :

  • Une stratégie fragmentée: l'adoption de l'IA repose actuellement sur des « enseignants enthousiastes » qui jouent le rôle de pionniers, plutôt que sur des stratégies institutionnelles coordonnées.

  • Obstacles systémiques : la lenteur des processus décisionnels et l'absence d'un cadre normalisé en matière d'alphabétisation entravent la capacité des établissements scolaires à répondre aux besoins rapides du marché du travail.

  • Accès inégal: en l'absence d'une stratégie nationale unifiée, les étudiants issus de filières défavorisées ou de groupes en quête d'équité risquent d'être exclus des opportunités prometteuses dans le domaine de l'IA.

Citation de Michael Burt, vice-président de Signal49 Research :

Pour préparer les étudiants à l'avenir du monde du travail, il ne suffit pas d'adopter de nouvelles technologies ; les établissements doivent élaborer une vision commune de la manière dont l'IA s'intègre à l'enseignement, à l'apprentissage et à la vie universitaire. Lorsque le corps enseignant et les employeurs travaillent main dans la main, les établissements peuvent veiller à ce que l'IA soit mise en œuvre de manière réfléchie, dans le respect de l'intégrité académique, et doter les étudiants des compétences nécessaires pour réussir dans une économie en constante évolution.

La voie à suivre : un consortium national

Amii, avec le soutien de Google.org, répond directement à ces conclusions en déployant rapidement le programme AIWR, en constante évolution, au sein d'un consortium national regroupant 57 établissements d'enseignement supérieur. Ce réseau unifié a pour objectif de combler ce fossé grâce à des modules pédagogiques fondés sur des données factuelles et open source, qui favorisent l'engagement du corps enseignant et harmonisent les compétences en IA à l'échelle nationale.

En mettant ces connaissances et ces outils à la disposition tant des membres du consortium que du grand public, l’Amii pose les bases de l’avenir de l’IA au Canada sur le terrain de la collaboration. Cet engagement garantit que chaque établissement, quelle que soit sa taille ou sa localisation, dispose des ressources nécessaires pour constituer un vivier de talents de classe mondiale dans le domaine de l’IA.

À propos de la Table ronde sur les entreprises et l'enseignement supérieur (BHER)

BHER est une organisation apolitique à but non lucratif qui rassemble des dirigeants des plus grandes entreprises canadiennes et des principaux établissements d'enseignement supérieur afin de bâtir un avenir social et économique meilleur. BHER s'efforce de tirer parti des atouts de ces deux secteurs pour relever certains des plus grands défis auxquels le Canada est confronté en matière de compétences, de talents, d'innovation et de productivité. www.bher.ca

À propos de Signal49 Research

Signal49 Research est le premier organisme de recherche indépendant du pays. Depuis plus de sept décennies, Signal49 Research mène des recherches qui favorisent la prise de décision fondée sur des données probantes afin de résoudre les problèmes les plus complexes du Canada. Suivez Signal49 Research sur LinkedIn

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